The Falaise St. Jacques is an urban forest that runs along a natural escarpment at the southern limits of NDG. It is three kilometres long, and approximately two hundred meters wide. From the crest of the hill, it descends approximately ninety meters to a wetland and creek.
Prior to the 1960’s, it was the southern extension of the farms that traversed Upper Lachine Road (St. Jacques). At this time the slope was much less steep, and the southeast orientation was ideal for orchards and melon farms.
The 1960’s brought an explosion of urban modernization to Montreal. The excavation of the Decarie expressway trench, and the destruction of several streets in the process, produced an enormous amount of landfill which was used to extend the usable commercial land on the south side of St. Jacques. This produced new land for the commercial businesses but drastically increased the angle of the cliff.
For the next 20 years, the treeless Falaise was the victim of constant commercial, and domestic dumping.
In the 1980’s, Mayor Jean Drapeau decided that it was time to do something with this very obvious eyesore. A plan was developed to plant a forest and mitigate the severe angle of the escarpment. More work was undertaken in the 1990’s to deal with water drainage and erosion. The relatively new forest was then fenced in, abandoned and left to nature to be repaired. However, the constant dumping continued, and the forest’s inaccessibility and lack of maintenance resulted in an unsafe and abandoned feeling.
In 2015, with the announcement of the reconstruction of the Turcot expressway, displacement of the railway, and addition of the Bande Verte bike path, new attention was focused on the Falaise. At this point, a new citizen advocacy group was formed: Sauvons La Falaise. Throughout the construction period, this group took upon themselves the enormous task of cleaning the Falaise. They completed this work in time for the official opening in 2021.
Now, in 2025, the work continues by many volunteers to maintain the three kilometres of trail, and to facilitate safety and accessibility. The Falaise has evolved into an indispensable connection to nature for a large community of citizens, and a perfect example of the importance of nature in an urban setting.
Texte/text : Chris Breier
La Falaise St-Jacques
La Falaise Saint-Jacques est une forêt urbaine qui longe un escarpement naturel à la limite sud de Notre-Dame-de-Grâce (NDG). Elle s’étend sur une longueur de trois kilomètres, avec une largeur d’environ deux cents mètres. Depuis la crête de la colline, la pente descend sur approximativement quatre-vingt-dix mètres, vers une terre humide et un ruisseau.
Avant les années soixante, elle constituait le prolongement sud des fermes qui traversaient le chemin Upper Lachine (rue Saint-Jacques). À cette époque, la pente était beaucoup moins abrupte et l’orientation sud-est était idéale pour les vergers et les fermes de melons.
Les années soixante ont amené une explosion de la modernisation urbaine à la ville de Montréal. L’excavation de la tranchée de l’autoroute Décarie, accompagnée par la destruction de plusieurs rues avoisinantes, a généré une énorme quantité de remblais qui ont été utilisés pour agrandir la surface des terrains commerciaux du côté sud de la rue Saint-Jacques. Cela a permis la création de nouveaux terrains pour les commerces, mais a aussi fortement accentué l’angle de la falaise.
Pendant les vingt années suivantes, la Falaise, dépourvue d’arbres, est devenue un lieu où l’on déposait illégalement de grandes quantités de déchets commerciaux et domestiques.
Dans les années quatre-vingt, le maire Jean Drapeau a décidé qu’il était temps d’agir pour se débarrasser de cette incontestable horreur visuelle. Un plan a donc été élaboré pour planter une forêt et atténuer l’angle prononcé de l’escarpement. D’autres travaux ont été réalisés dans les années 1990 pour gérer l’écoulement des eaux et l’érosion. Ensuite, la forêt, encore jeune, a été clôturée et abandonnée, et on a laissé à la nature la pleine responsabilité d’effectuer les réfections qui s’imposaient. Toutefois, l’on a continué sans répit à y déposer des déchets; un manque d’entretien, jumelé à l’inaccessibilité à la Falaise, a donné à l’endroit une ambiance d’abandon et d’insécurité.
Puis, en 2015, avec l’annonce de la reconstruction de l’échangeur Turcot, du déplacement de la voie ferrée et de l’ajout de la piste cyclable de la Bande Verte, une nouvelle attention a été accordée à la Falaise; un nouveau groupe de défense des droits des citoyens a été formé : Sauvons la Falaise. Tout au long de la période de construction, ce groupe s’est chargé de la lourde tâche de nettoyer la Falaise. Ils ont réussi à mener ce travail à bien à temps pour l’inauguration officielle en 2021.
Aujourd’hui, en 2025, le travail se poursuit grâce à de nombreux bénévoles qui entretiennent les trois kilomètres de sentiers et œuvrent à assurer la sécurité et l’accessibilité du site. La Falaise est maintenant devenue un lien indispensable avec la nature pour un grand nombre de citoyens et un exemple hors pair de l’importance de la nature en milieu urbain.
Texte/text : Chris Breier Traduction/translation : Josephine E. Stapenhorst